{"id":195,"date":"2010-05-01T14:37:56","date_gmt":"2010-05-01T12:37:56","guid":{"rendered":"http:\/\/genevieveruiz.com\/en\/aime-asie-moins-bureaucratie-suisse\/"},"modified":"2017-01-10T11:21:17","modified_gmt":"2017-01-10T10:21:17","slug":"aime-asie-moins-bureaucratie-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/genevieveruiz.com\/en\/aime-asie-moins-bureaucratie-suisse\/","title":{"rendered":"\u00abJ&#8217;aime l&#8217;Asie, il y a moins de bureaucratie qu&#8217;en Suisse\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\u00abC\u2019est en Asie que tout se passe. Ces pays vont dominer l\u2019\u00e9conomie mondiale ces prochaines d\u00e9cennies et offriront davantage d\u2019opportunit\u00e9s d\u2019emplois que l\u2019Europe ou les Etats-Unis.\u00bb Il n\u2019est pas le seul \u00e0 penser ainsi, Alexandre Dormeier Freire, chercheur \u00e0 l\u2019International Master in Development Studies (IMAS) de Gen\u00e8ve: de fait, les Suisses sont de plus en plus nombreux \u00e0 migrer vers l\u2019Extr\u00eame-Orient.<\/p>\n<p>Selon les derni\u00e8res statistiques du D\u00e9partement f\u00e9d\u00e9ral des affaires \u00e9trang\u00e8res, le continent asiatique a enregistr\u00e9 la plus forte croissance de ressortissants suisses en 2009. Avec une immigration helv\u00e9tique qui a augment\u00e9 de 6,1%, l\u2019Asie devance les Etats-Unis et l\u2019Union europ\u00e9enne. La croissance est particuli\u00e8rement marqu\u00e9e \u00e0 Singapour, o\u00f9 les Suisses sont 10,4% plus nombreux qu\u2019en 2008.<\/p>\n<p>Si une partie des Suisses vivant en Asie sont doubles nationaux ou retrait\u00e9s, la croissance de ces derni\u00e8res ann\u00e9es est surtout due \u00e0 des \u00e9migr\u00e9s d\u2019un nouveau genre: des jeunes cadres attir\u00e9s par les opportunit\u00e9s de carri\u00e8re, fascin\u00e9s par ces pays \u00e0 l\u2019\u00e9nergie d\u00e9bordante, o\u00f9 la croissance n\u2019existe qu\u2019\u00e0 deux chiffres et o\u00f9 l\u2019administration permet, comme \u00e0 Singapour, de cr\u00e9er une joint-venture en moins de trente minutes. \u00abCela me pla\u00eet de travailler dans un univers aussi stimulant, r\u00e9sume Chris Neff, un Zurichois qui travaille chez le joaillier Swarovski \u00e0 Singapour depuis quatre ans (lire encadr\u00e9). A c\u00f4t\u00e9 de ce rythme tr\u00e9pidant, en Suisse, tout para\u00eet tellement lent!\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019accueil chaleureux r\u00e9serv\u00e9 aux jeunes Europ\u00e9ens motiv\u00e9s ach\u00e8ve de dissiper d\u2019\u00e9ventuelles h\u00e9sitations. Car l\u2019Asie conna\u00eet un manque de main-d\u2019\u0153uvre significatif pour les postes qualifi\u00e9s. \u00abIl existe une inad\u00e9quation entre les besoins en ressources humaines de ces \u00e9conomies \u00e9mergentes et le niveau de formation de leurs populations, d\u00e9taille le chercheur Alexandre Dormeier Freire. Alors que le march\u00e9 de l\u2019emploi se tend en Europe, il devient d\u2019autant plus int\u00e9ressant de se tourner vers l\u2019Asie. A des conditions de salaires similaires \u00e0 celles du Vieux Continent, un jeune poss\u00e9dera en plus un meilleur pouvoir d\u2019achat.\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019image de l\u2019Asie s\u2019est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e sur tous les plans ces derni\u00e8res ann\u00e9es: \u00abEn plus de leurs paysages de paradis touristiques, ces r\u00e9gions sont consid\u00e9r\u00e9es par les Suisses comme politiquement stables et donc propices au d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9conomie. La facilit\u00e9 du quotidien dans la plupart des pays de la r\u00e9gion et une absence d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 accentuent encore la r\u00e9putation d\u2019excellence de leur qualit\u00e9 de vie.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Diff\u00e9rences.<\/strong> Malgr\u00e9 ces points positifs, l\u2019adaptation \u00e0 un univers culturel totalement diff\u00e9rent pose certains probl\u00e8mes aux jeunes cadres qui ont tent\u00e9 l\u2019aventure asiatique. \u00abIci, la comp\u00e9titivit\u00e9 est tr\u00e8s forte et il faut \u00eatre pr\u00eat \u00e0 travailler de longues heures pour survivre dans un environnement en perp\u00e9tuel mouvement\u00bb, confie Anne-Marie Haller, gestionnaire chez Credit Suisse \u00e0 Singapour. Les diff\u00e9rences culturelles en mati\u00e8re de relations de travail peuvent \u00e9galement surprendre: \u00abOn n\u2019obtient pas des r\u00e9sultats de la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019en Europe. Il faut \u00eatre tr\u00e8s patient et surtout ne jamais froisser les gens.\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est que les pratiques, notamment en mati\u00e8re d\u2019\u00e9galit\u00e9 des sexes, n\u2019ont pas \u00e9volu\u00e9 ici aussi vite qu\u2019en Occident. D\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, constatent les Suisses interrog\u00e9s sur place, \u00abla hi\u00e9rarchie joue ici un r\u00f4le plus important, les tempes grises sont toujours synonymes d\u2019autorit\u00e9, et il r\u00e8gne un climat g\u00e9n\u00e9ral assez paternaliste\u00bb. Autant d\u2019aspects qui d\u00e9routent parfois les nouveaux arrivants.<\/p>\n<p><strong>Attraction.<\/strong> \u00abEn Asie, il faut prendre le temps de comprendre l\u2019autre si l\u2019on veut avoir du succ\u00e8s, explique Alexandre Dormeier Freire. Les gens travaillent aussi beaucoup plus en r\u00e9seau, il faut donc faire attention \u00e0 ne pas \u00eatre catalogu\u00e9 comme appartenant \u00e0 tel ou tel clan. Il s\u2019agit aussi d\u2019\u00eatre conscient des grandes diff\u00e9rences culturelles d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, entre les influences confuc\u00e9ennes, bouddhiques ou musulmanes.\u00bb<\/p>\n<p>Les difficult\u00e9s de compr\u00e9hension culturelles ne freinent cependant pas la tendance. \u00abL\u2019\u00e9migration vers l\u2019Asie est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui va s\u2019amplifier \u00e0 l\u2019avenir, estime le chercheur. Il touche la Suisse comme les autres pays occidentaux.\u00bb Une attraction d\u2019autant plus forte que les \u00e9conomies asiatiques ont \u00e9t\u00e9 relativement \u00e9pargn\u00e9es par la crise. Les sp\u00e9cialistes pr\u00e9disent des taux de croissance entre 8 \u00e0 10% dans la r\u00e9gion pour les deux prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>T\u00e9moignages<\/strong><\/p>\n<p><strong>Markus Studhalter, Barry Callebaut, Kuala Lumpur<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abIci, le travail ne s\u2019arr\u00eate jamais\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, est la deuxi\u00e8me \u00e9tape asiatique de Markus Studhalter. Il y est install\u00e9 depuis six mois en tant que CFO Asia Pacific chez le leader mondial des produits \u00e0 base de cacao Barry Callebaut, dont le si\u00e8ge se trouve \u00e0 Zurich. Auparavant, ce Lucernois de 37 ans travaillait \u00e0 Shanghai pour le m\u00eame groupe. \u00abCe sont deux univers totalement diff\u00e9rents. Shanghai est une m\u00e9gapole tentaculaire, avec d\u2019immenses contrastes: les boutiques les plus luxueuses y c\u00f4toient les \u00e9choppes les plus modestes. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 surpris de voir que peu de Chinois parlent anglais: cela complique quelque peu la vie quotidienne.\u00bb A Kuala Lumpur, Markus Studhalter se sent plus \u00e0 l\u2019aise: \u00abLa taille de la ville est plus humaine, son rythme et ses contrastes plus doux. L\u2019atmosph\u00e8re est multiculturelle et beaucoup de Malais parlent plusieurs langues.\u00bb<\/p>\n<p>Si le jeune Suisse appr\u00e9cie la qualit\u00e9 de vie de son statut d\u2019expatri\u00e9, il regrette la proximit\u00e9 de la nature et les saisons de son pays natal. Ce qui lui fait d\u00e9faut, c\u2019est aussi un meilleur \u00e9quilibre entre vie professionnelle et vie priv\u00e9e qu\u2019il r\u00e9sume en une formule: \u00abIci, le travail ne s\u2019arr\u00eate jamais.\u00bb Les \u00e9quipes dont Markus est responsable sont r\u00e9parties dans toute l\u2019Asie, du Japon \u00e0 Singapour en passant par la Chine. La compr\u00e9hension de cultures si diff\u00e9rentes les unes des autres repr\u00e9sente \u00e9galement un gros d\u00e9fi.<\/p>\n<p>Markus appr\u00e9cie la motivation de ses coll\u00e8gues. Et ce qu\u2019il aime par-dessus tout, c\u2019est l\u2019environnement dynamique dans lequel il travaille: \u00abEvoluer dans des march\u00e9s qui croissent \u00e0 une telle vitesse, c\u2019est excitant. Je suis optimiste concernant les \u00e9conomies asiatiques et celle de la Malaisie. Je pense que ce pays va se d\u00e9velopper de fa\u00e7on fulgurante ces prochaines ann\u00e9es.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Anne-Marie Haller, gestionnaire chez Credit Suisse, Singapour<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abLes Asiatiques sont orient\u00e9s vers le futur\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Anne-Marie Haller, 32 ans, a grandi \u00e0 Nyon (VD). \u00abOn m\u2019a propos\u00e9 ce poste alors que j\u2019habitais \u00e0 Zurich. J\u2019ai tout de suite accept\u00e9 de partir: cela me permettait d\u2019enrichir mon parcours professionnel tout en d\u00e9couvrant un nouveau continent. Franchement, c\u2019\u00e9tait un saut dans l\u2019inconnu et je ne savais pas vraiment ce qui m\u2019attendait.\u00bb<\/p>\n<p>Arriv\u00e9e \u00e0 Singapour au printemps 2006, la gestionnaire s\u2019adapte rapidement \u00e0 sa nouvelle vie. \u00abLe quotidien est plut\u00f4t agr\u00e9able, les transports, l\u2019administration, la s\u00e9curit\u00e9, tout fonctionne bien.\u00bb C\u2019est dans les aspects mineurs de la vie quotidienne que certaines difficult\u00e9s se pr\u00e9sentent: \u00abL\u2019anglais est certes l\u2019une des langues officielles de Singapour, mais le \u00abSinglish\u00bb reste difficile \u00e0 comprendre. Il est \u00e9galement compliqu\u00e9 de se rappeler les noms, vu la diversit\u00e9 des origines pouvant aller du chinois \u00e0 l\u2019indien. Et le plus ardu reste d\u2019int\u00e9grer les codes de communication asiatiques. Il faut savoir contr\u00f4ler ses \u00e9motions et ses paroles, afin que son interlocuteur ne perde pas la face. C\u2019est primordial pour entretenir des relations de travail harmonieuses et obtenir des r\u00e9sultats.\u00bb<\/p>\n<p>Si Anne-Marie Haller se souvient parfois avec nostalgie des montagnes helv\u00e9tiques, elle s\u2019imagine continuer \u00e0 vivre \u00e0 Singapour dans les prochaines ann\u00e9es: \u00abEn plus de la qualit\u00e9 de vie et du cadre exceptionnel, j\u2019appr\u00e9cie ici \u00e0 quel point les choses bougent tr\u00e8s vite. Lorsqu\u2019on poss\u00e8de un bon projet, il peut se r\u00e9aliser rapidement. Cela cr\u00e9e des opportunit\u00e9s pour ceux qui sont pr\u00eats \u00e0 les saisir.\u00bb<\/p>\n<p>\u00abJ\u2019aime aussi la mani\u00e8re dont les Asiatiques r\u00e9agissent face aux moments difficiles comme la crise \u00e9conomique, ajoute enfin la manager. Ils consid\u00e8rent cela comme faisant partie de la vie et continuent \u00e0 travailler dur en attendant des temps meilleurs. Ils sont fondamentalement orient\u00e9s davantage vers le futur que vers le pass\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Chris Neff, Regional Distribution Manager chez Swarovski, Singapour<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abDes diff\u00e9rences de mentalit\u00e9 parfois extr\u00eames\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Une temp\u00e9rature annuelle moyenne de 33 degr\u00e9s, une vie nocturne tr\u00e9pidante et, surtout, un environnement \u00e9conomique extr\u00eamement dynamique: il n\u2019en fallait pas davantage \u00e0 Chris Neff, Zurichois d\u2019origine, pour qu\u2019il se sente chez lui \u00e0 Singapour. Employ\u00e9 chez le joaillier Swarovski en tant que Regional Distribution Manager depuis quatre ans, Chris souhaitait partir en Asie apr\u00e8s avoir achev\u00e9 son MBA. \u00abJe me sentais pr\u00eat pour une exp\u00e9rience en dehors de l\u2019Europe. L\u2019Asie m\u2019attirait particuli\u00e8rement, en raison de sa croissance \u00e9conomique exceptionnelle. C\u2019est vraiment l\u2019endroit o\u00f9 il faut \u00eatre actuellement.\u00bb<\/p>\n<p>Depuis Singapour, Chris Neff g\u00e8re la client\u00e8le asiatique de Swarovski, du Japon \u00e0 l\u2019Indon\u00e9sie. \u00abJe collabore avec un m\u00e9lange d\u2019Occidentaux et d\u2019Asiatiques. Les diff\u00e9rences de mentalit\u00e9 sont parfois extr\u00eames. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, on ne peut pas dire \u00e0 un employ\u00e9 asiatique qu\u2019il a commis une erreur: il faut le lui faire comprendre par un moyen diff\u00e9rent. L\u2019autre chose, c\u2019est que, pour un Europ\u00e9en, un \u00abOui\u00bb signifie un oui et un \u00abNon\u00bb, un non. Ce n\u2019est pas le cas pour les Asiatiques, qui ne disent jamais non, mais d\u00e9clinent leur \u00abOui\u00bb avec des nuances tr\u00e8s subtiles\u2026\u00bb<\/p>\n<p>Chris ne se voit pour l\u2019instant pas travailler ailleurs qu\u2019en Asie: \u00abIci, les gens s\u2019engagent sans limite pour leur travail. L\u2019administration ne met pas de b\u00e2tons dans les roues des entrepreneurs et le syst\u00e8me politique est stable. Bref, l\u2019\u00e9conomie asiatique continuera de dominer le monde ces prochaines d\u00e9cennies.\u00bb<\/p>\n<p><strong>Martin Hohn, Assistant Manager au KC Hotels &amp; Resorts, Koh Samui, Tha\u00eflande<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00abOn peut vite d\u00e9crocher un poste \u00e0 responsabilit\u00e9s\u00bb <\/strong><\/p>\n<p>Martin Hohn est arriv\u00e9 en Tha\u00eflande en 2006, quelques semaines apr\u00e8s le coup d\u2019Etat militaire. \u00abEvidemment, je me suis pos\u00e9 la question de savoir si c\u2019\u00e9tait une bonne id\u00e9e de partir\u2026\u00bb Seulement, le go\u00fbt de l\u2019aventure a vite repris le dessus pour ce Bernois de 33 ans, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Ecole h\u00f4teli\u00e8re de Lausanne. Apr\u00e8s avoir cumul\u00e9 des exp\u00e9riences professionnelles \u00e0 Gen\u00e8ve, en Espagne et en Afrique du Sud, Martin ressentait le d\u00e9sir de \u00abd\u00e9couvrir une culture totalement inconnue\u00bb. Il postule \u00e0 travers tout le continent asiatique, puis c\u2019est finalement l\u2019offre d\u2019une cha\u00eene h\u00f4teli\u00e8re de luxe en Tha\u00eflande, sur l\u2019\u00eele paradisiaque de Koh Samui, qui retient son attention.<\/p>\n<p>\u00abJe doute que le choix de travailler en Tha\u00eflande m\u2019aide dans la poursuite d\u2019une carri\u00e8re typique dans l\u2019h\u00f4tellerie de luxe helv\u00e9tique. Je consid\u00e8re cette exp\u00e9rience comme unique et elle m\u2019apporte \u00e9norm\u00e9ment. Gr\u00e2ce \u00e0 ma formation europ\u00e9enne, j\u2019ai pu arriver plus vite \u00e0 un poste \u00e0 responsabilit\u00e9s.\u00bb<\/p>\n<p>Les premiers mois d\u2019adaptation \u00e0 la vie tha\u00eflandaise sont toutefois difficiles pour Martin, surtout en ce qui concerne le rythme de travail. \u00abHeureusement que j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 dans d\u2019autres pays que la Suisse, sinon le choc aurait \u00e9t\u00e9 violent.\u00bb Petit \u00e0 petit, Martin se met \u00e0 appr\u00e9cier la culture locale: \u00abJ\u2019aime les gens et la libert\u00e9 dont on b\u00e9n\u00e9ficie ici, en raison de l\u2019absence de r\u00e9glementation et de bureaucratie, que je consid\u00e8re comme excessive en Suisse. Et la qualit\u00e9 de vie est excellente, tant au niveau du climat que de la gastronomie. Et puis, il y a tellement d\u2019expatri\u00e9s et de voyageurs ici que l\u2019on trouve facilement les produits europ\u00e9ens qui nous manquent, si l\u2019on est pris de nostalgie.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attir\u00e9s par des \u00e9conomies en forte croissance, tr\u00e8s dynamiques, ainsi qu&#8217;un mode de vie agr\u00e9able et exotique, toujours plus de jeunes cadres suisses s\u2019installent dans les pays asiatiques. 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